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18.05.2006
L'actualité.com : la voie Royal

Brillante, élégante, charismatique, Ségolène Royal la socialiste deviendra-t-elle en 2007 la première présidente de la République française? Notre reporter l'a suivie pendant une journée.
10 h 47 Le TGV entre en gare de Poitiers, à une heure 37 minutes de Paris. En descendant, je repère une passagère d’une indéniable beauté. Je finis par la reconnaître: c’est Ségolène Royal, la femme politique la plus populaire de France, celle que je suis venu «couvrir» dans son fief, la région dont elle est présidente, le Poitou-Charentes. Je me présente. Son sourire est franc, sa poignée de main aussi. Je lui explique que je la retrouverai sur le campus universitaire, où elle participe aujourd’hui à un forum sur les éco-industries.
«Est-ce qu’une voiture vous attend? me demande-t-elle.
— Non, j’allais prendre un taxi.
— Si vous voulez, je vous emmène.»
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02:00 Publié dans Canada | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2006
No one has thought to call Ségolène Royal an elephant.
Le magazine Newsweek se demandait en février dernier « Who’s that girl ? ». Et rappelait que « cette génération de Français n’a pas vu de grand leader féminin ; il n’y en a peut-être pas eu depuis Jeanne d’Arc ».
Les journaux américains, dans leur ensemble, s’intéressent plus au couple Royal-Hollande qu’à la femme seule : « Le couple français pourrait se battre pour la candidature » titre un article de l’Associated Press.
They are France's power couple: He is the Socialist Party boss, and she is the party's most popular politician. Now, Francois Hollande and Segolene Royal might end up competing against each other in the 2007 presidential race.
While Hollande is bespectacled and somewhat bland, Royal is the darling of the polls, with a disarming smile and crisp, chic suits. In a country where women make up only 12 percent of parliament, she seems the more unlikely candidate for president.
And that's exactly why people like her.
Royal, 52, campaigns for some of the traditional family values that are usually the terrain of the right. She has not unveiled a platform and is untested on economic and international affairs. She has often seemed on the Socialist fringe.
Yet France is looking for fresh ideas, especially after three weeks of rioting swept the country last fall, exposing deep problems of unemployment, disenfranchisement and racism faced by youths in poor neighborhoods. Many think Royal might be the left's best weapon against Nicolas Sarkozy, the law-and-order interior minister who is a strong potential candidate for the right
Cette semaine, c'est le New York Times qui consacre un dossier complet à Ségoléne Royal : La Femme
There's a reason that the leaders of France's Socialist Party are called "elephants": They live forever. Among the elephants now vying to become the party's candidate for president in next year's election are Laurent Fabius, who served as prime minister 22 years ago, and Lionel Jospin, who served as Socialist Party leader a quarter-century ago and suffered a defeat in the last presidential election so devastating, both for himself and for the party, that you would have thought prudence alone would dictate political retirement. But in France, politics is a profession; once you arrive, you stay.
No one has thought to call Ségolène Royal an elephant. For one thing, it would be unbecoming, since she is a woman — and a woman who, when she works her smile up into her eyes, bears a passing resemblance to Audrey Hepburn. Royal is, remarkably enough, the first truly présidentiable woman in French history. But what is most striking about her candidacy, which so far consists of a highly orchestrated media seduction, is not the fact that she is a woman but rather that she has positioned herself as a nonelephant, indeed, almost an antielephant. She is, in effect, running against France's political culture, which is to say against remoteness and abstraction, ideological entrenchment and male domination itself. And that culture, which is embodied by her own party, has struck back, ridiculing her as a soap bubble borne aloft by a momentary gust of public infatuation.
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18:05 Publié dans Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
The Independent : il ne faut surtout pas prendre Ségolène Royal à la légère
The Independent a consacré trois pages, lundi 15 mai, à la saga médiatico-politique de Ségolène Royal.
Selon John Lichfield, le correspondant en France du quotidien londonien, "Ségolène Royal s'en tient à sa stratégie : garder ses distances avec les autres candidats mêlés à la candidature socialiste".
Pour tenter de mieux cerner le personnage, John Lichfield a suivi la "candidate putative" sur ses terres, en Poitou-Charentes.
"Mme Royal a servi un intéressant discours à une centaine de ses administrés, ainsi qu'à un petit groupe de journalistes français et étrangers. Il s'agissait essentiellement d'un discours sur la splendeur du Marais poitevin, mais elle a su, assez intelligemment, glisser à la fin quelques mots sur l'avenir de la France et sur la personne qui sera amenée à diriger le pays. Selon Ségolène, [ce futur leader devra] être attaché à la lente sédimentation de l'histoire de France (sous-entendu : n'écoutez pas tous ces commentateurs étrangers, ainsi que Sarkozy, qui veulent que la France ressemble un peu à la Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Non, non, non ! Il est possible de réformer la France et de rester français).
John Lichfield a remarqué que, pour sa précampagne, Ségolène Royal a décidé de tout miser sur Internet. "Les sujets qu'elle aborde sur son site sont ceux qui lui sont chers : les enfants, l'éducation, la santé, l'environnement."
Aussi, "la plus grande force de Ségolène réside-t-elle dans sa plus grande faiblesse : le fait d'être une femme. Elle est différente des autres parce qu'elle n'est pas un homme et qu'elle ne menace pas de tout changer. Quelque chose de différent qui, sur le fond, ne changera rien. Un positionnement qui colle parfaitement au sentiment d'exaspération – un rien retors – de l'électorat français."
"Les ennemis de Ségolène Royal au sein de son propre parti disent en persiflant qu'elle n'a pas d'idées concrètes à proposer. C'est en partie vrai, mais c'est aussi vrai pour les autres candidats et même pour Nicolas Sarkozy. Le 'royalisme' ou le 'ségolénisme' - comme en son temps le blairisme ou le clintonisme – est moins un programme qu'un style politique du genre : je comprends vos peines. Et c'est pour cette raison qu'il ne faut surtout pas prendre Ségolène Royal à la légère."
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